Au-delà du changement de nom acté ce 24 février au CHU de Libreville, la Force Syndicale des Personnels de Santé (FORSY-PS) a dévoilé une feuille de route offensive. Entre carrières bloquées et urgence hospitalière, le mouvement mené par Eric Akouri place le gouvernement face à ses responsabilités.
Si le passage du SYNAPS P-GA à la FORSY-PS marque une volonté de renouveau identitaire, le fond du combat reste inchangé : la survie des personnels de santé. Pour Eric Akouri, cette mue est le prélude à une pression accrue sur la tutelle.
La nouvelle centrale ne compte pas se contenter de discours. Les priorités sont déjà fixées sur la table du dialogue social : la régularisation des situations administratives. Un point de friction majeur qui concerne l’avancement de carrière et l’intégration des agents stagiaires. L’amélioration du plateau technique : la FORSY-PS pointe du doigt le manque de moyens qui fragilise la prise en charge des patients. La sécurité au travail : un cri d’alarme sur les conditions d’exercice dans les structures de l’intérieur du pays.

« L’Esprit de la Ve République » comme boussole
En invoquant la Ve République, Eric Akouri appelle à une rupture avec les méthodes du passé. « Notre force est dans l’unité » n’est pas qu’un slogan, c’est une stratégie pour éviter l’émiettement des revendications. Selon les analystes du quotidien L’Union, cette restructuration pourrait forcer le ministère de la Santé à revoir son calendrier de négociations.
Le message envoyé aux autorités est donc clair : le changement de dénomination symbolise une montée en puissance. En cherchant à fédérer toutes les corporations, des médecins aux agents administratifs, la FORSY-PS se donne les moyens d’un rapport de force musclé si les promesses gouvernementales tardent à se concrétiser.
La détermination est palpable. En conclusion de cette assemblée, Eric Akouri a lancé un avertissement clair : « Ce changement de nom n’est pas une simple formalité, c’est le signal d’un réveil collectif. Nous ne quémandons pas de meilleures conditions, nous exigeons les moyens d’exercer notre devoir de soigner. »