La Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA) a achevé son congrès statutaire ce samedi 21 février 2026 à Libreville. Placée sous le signe de la « modernisation », cette rencontre a porté Estelle Blanche Lepanda à la tête du secrétariat général, marquant un tournant historique pour la centrale.
L’ère de la refondation est lancée. Après deux jours de travaux intensifs au siège de l’organisation, les délégués ont tranché : c’est Estelle Blanche Lepanda qui dirigera désormais la COSYGA. Figure familière de la confédération depuis 2012, son élection est perçue par la base comme une alliance stratégique entre « continuité et renouveau ».
Celle que les congressistes décrivent comme une « enfant de la maison » a su convaincre par son parcours de militante engagée. A l’annonce des résultats, la nouvelle secrétaire générale a laissé poindre une vive émotion : « Je ressens une profonde gratitude et une grande responsabilité. La COSYGA est ma famille… C’est un honneur immense que je mesure pleinement », a-t-elle déclaré devant une assemblée conquise.
Face aux défis qui attendent le monde du travail au Gabon, la nouvelle dirigeante prône le rassemblement. Son leitmotiv ? Une action syndicale de proximité, portée par la transparence et la solidarité. « Je serai la secrétaire générale de tous », a-t-elle martelé, appelant à tourner la page des divisions pour se concentrer sur l’avenir.

Vers une syndicalisme « 2.0 »
Au-delà de l’aspect humain, ces assises ont permis d’acter des réformes structurelles majeures. Les résolutions adoptées dessinent le nouveau visage de la COSYGA : digitalisation accrue des outils syndicaux ; renforcement de la gouvernance interne ; amélioration de la représentativité dans le dialogue social national.

Pour les observateurs, ce congrès clôt une période de transition complexe. En choisissant une personnalité issue de ses rangs historiques, la COSYGA envoie un signal fort de stabilisation. L’ambition est désormais claire : restaurer la discipline organisationnelle et peser davantage dans les négociations sociales au service des travailleurs gabonais.


