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    Gabon : Le CESEC s’attaque à la recrudescence des crimes de sang et milite pour  la préservation de l’Iboga

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    Sous les voûtes de son siège feutré, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a donné, ce 17 février, le coup d’envoi d’une session ordinaire de 21 jours qui s’annonce électrique. Au menu de cette rentrée institutionnelle, une réflexion sans tabou sur la recrudescence des crimes de sang et une stratégie de défense de l’Iboga, trésor national menacé.

    Le pays fait face à une insécurité dont la cruauté heurte régulièrement l’opinion. Face à cette « recrudescence des crimes de sang », Guy-Bertrand Mapangou, président du CESEC, n’entend pas se contenter de demi-mesures. Si l’institution réaffirme son attachement aux droits fondamentaux, elle ose une incursion sur un terrain miné : l’éventualité d’un retour à la peine de mort.

    L’enjeu n’est pas tant de réclamer l’échafaud que de questionner l’impuissance apparente de l’arsenal législatif actuel. « Il s’agit d’ouvrir un large débat national », martèle la présidence de l’institution. Durant trois semaines, les forces vives du pays seront consultées pour diagnostiquer cette violence endémique et proposer des remèdes à la hauteur de l’effroi des populations.

    Le second volet des travaux quitte les prétoires pour les forêts sacrées. Plante mystique aux vertus scientifiques désormais mondialisées, l’Iboga est aujourd’hui au cœur d’une bataille pour la souveraineté. Le CESEC tire la sonnette d’alarme : entre biopiratage international et surexploitation sauvage, la ressource s’épuise et le savoir ancestral s’évapore.

    Pour le Conseil économique, social, environnemental et culturel, l’urgence est à la structuration. L’ambition est de transformer cette plante sacrée en un levier économique encadré, tout en sanctuarisant son statut de patrimoine national. En prônant pour une filière protégée, le CESEC veut garantir que les bénéfices de « l’or vert » profitent d’abord aux Gabonais et à la préservation de leur identité culturelle.

    À travers ces deux dossiers, le CESEC affirme sa volonté de ne plus être une simple chambre consultative, mais un véritable laboratoire d’idées pour les institutions de l’Etat. En se saisissant de la sécurité des citoyens et de la protection des ressources naturelles, l’institution tente de dessiner les contours d’un Gabon plus souverain, tant sur le plan juridique que culturel.

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