L’espoir d’une propriété sécurisée devient concret à Akanda. Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a lancé ce 16 février une phase pilote de Régularisation foncière de masse (RFM). L’objectif est colossal : délivrer 50 000 titres fonciers d’ici fin 2026.
Le coup d’envoi a été donné dans la section cadastrale YQ, à proximité de l’hôtel King’s Choice. Durant une semaine, les équipes techniques du ministère de l’Habitat vont éprouver le dispositif de la RFM sur le terrain. Cette expérimentation vise à fluidifier les procédures administratives pour permettre aux familles occupant leurs parcelles depuis des décennies d’obtenir enfin le précieux sésame.
Pour les résidents, l’enjeu dépasse la simple paperasse. « C’est la fin de l’angoisse », confie un habitant. Le titre foncier est perçu ici comme un rempart contre l’expulsion et un levier de transmission patrimoniale pour les générations futures.
Lors de sa descente sur le terrain, le ministre Mays Mouissi a martelé les principes de cette opération : rigueur, transparence et célérité. Il a rappelé que ce chantier est une priorité du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à restaurer la dignité des citoyens par l’accès à la propriété légale.

Le projet RFM pourrait transformer la vie de milliers de Gabonais, en leur offrant un droit de propriété officiel et reconnu.
Vers la fin des conflits fonciers ?
Si cette phase de régularisation massive tient ses promesses, elle pourrait transformer le paysage urbain du Grand Libreville. En clarifiant les droits de propriété, l’Etat espère : réduire drastiquement les litiges qui engorgent les tribunaux ; faciliter l’investissement privé dans le logement ; sécuriser le cadre de vie des populations vulnérables.
Ce qui n’était qu’un projet lointain, entre désormais dans sa phase opérationnelle, marquant un tournant décisif dans la gestion du cadastre gabonais.