Deux mois après les vents violents qui ont dévasté plusieurs quartiers de la capitale, la Croix-Rouge gabonaise est passée à la phase concrète du soutien. Distribution de kits sanitaires et transferts monétaires ont rythmé les journées de vendredi et samedi derniers à l’hôpital régional de Melen, au profit des populations les plus précaires.
Le traumatisme est encore frais. Les 15 et 16 décembre 2025, une tempête d’une rare intensité s’abattait sur Libreville, laissant derrière elle un bilan lourd : plus de 300 habitations détruites et environ 3 000 personnes sinistrées. Parmi elles, 1 500 citoyens sont jugés en situation de grande vulnérabilité.
Face à l’urgence, la Croix-Rouge gabonaise a mobilisé ses équipes dans l’enceinte de l’hôpital régional de Melen, dont la maternité avait été sévèrement touchée.
L’action s’est concentrée sur la prévention : 900 personnes ont reçu des kits de nettoyage et d’assainissement, ainsi que des moustiquaires imprégnées pour contrer la recrudescence du paludisme, souvent favorisée par les eaux stagnantes après les orages.
Au-delà du matériel, le volet financier constitue le cœur de cette riposte. Chaque ménage identifié a bénéficié d’une enveloppe de 197 000 FCFA. Cette somme est destinée à couvrir les besoins de première nécessité et à amorcer la reconstruction des logements détruits.
Cette opération de bienveillance a été rendue possible par l’activation du Fonds d’urgence de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC), garantissant un financement rapide des interventions post-catastrophe.
Un appel à la solidarité nationale
La ministre des Affaires sociales, le Dr Armande Longo-Moulengui, a salué cet appui «concret» aux populations. De son côté, la présidente nationale de l’institution, Véronique Tsakoura, a profité de l’occasion pour lancer un appel citoyen : elle invite les Gabonais à devenir membres bienfaiteurs via une contribution trimestrielle minimale de 10 000 FCFA. L’objectif vise à pérenniser les capacités de réaction de la Croix-Rouge face aux futurs défis climatiques.