Le Chef de l’État gabonais a participé, ce mardi 10 février, à la 43ᵉ session de l’agence de développement de l’Union africaine. En visioconférence avec ses pairs, il a réaffirmé l’urgence pour le continent de s’émanciper de l’exportation brute de ses matières premières.
Le Gabon aligne ses ambitions sur l’Agenda 2063. Lors de la 43ᵉ session de l’AUDA-NEPAD (Agence de développement de l’Union africaine), Brice Clotaire Oligui Nguema a rejoint le concert des chefs d’Etat africains pour plaider en faveur d’une mutation profonde du modèle économique continental.
Au cœur de ce sommet virtuel : la transformation structurelle. Pour les dirigeants présents, le constat est sans appel : l’Afrique doit cesser d’être un simple réservoir de ressources brutes. Le Président gabonais a insisté sur la nécessité de généraliser la transformation locale des richesses naturelles. Un levier qu’il considère comme l’unique rempart contre la précarité de l’emploi et le moteur indispensable d’une croissance inclusive.

Sortir de la dépendance aux matières premières
Outre l’industrialisation, le sommet a mis en lumière l’urgence de bâtir des infrastructures régionales interconnectées. Cependant, l’ambition se heurte au nerf de la guerre : le financement. Les débats ont ainsi porté sur la création de mécanismes financiers « innovants » pour éviter d’asphyxier davantage les budgets nationaux sous le poids de la dette.
Le Gabon, élève appliqué de l’Agenda 2063
Dans son allocution, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que les réformes engagées à Libreville s’inscrivent dans cette dynamique panafricaine. Diversification économique, gestion durable des écosystèmes et valorisation du capital humain constituent les piliers de la feuille de route gabonaise.
En réaffirmant son engagement au sein de l’AUDA-NEPAD, le Gabon ne se contente pas de faire acte de présence diplomatique. Le pays cherche à consolider sa souveraineté économique tout en répondant aux attentes pressantes des populations en matière d’industrialisation. Pour Libreville, l’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’exécution concrète des instruments de développement africains.