Une délégation de haut niveau, conduite par le vice-président Risques de l’institution de Bretton Woods, s’est rendue sur le terrain le 10 février. Objectif : évaluer la modernisation du Transgabonais face aux défis de l’urbanisation et de la vétusté.
Le Transgabonais est à la croisée des chemins. Entre l’usure du temps et la pression démographique, la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) doit manœuvrer serré pour garantir la sécurité de son réseau. C’est dans ce contexte délicat que Dennis Albert McLaughlin, vice-président en charge des risques à la Banque mondiale, a effectué une visite de travail le mardi 10 février.
Accompagné d’experts de la Société financière internationale (SFI) et de spécialistes des questions environnementales et sociales, le haut responsable est venu prendre le pouls des chantiers de modernisation engagés par l’opérateur ferroviaire.

Le défi du « PK2–PK17 » : un test de sécurité grandeur nature
Après une séance de travail avec l’état-major de la Setrag, la délégation a troqué les bureaux pour le terrain. Le cap a été mis sur le tronçon PK2–PK17, une zone névralgique et particulièrement sensible. Ici, le rail effleure les habitations. L’occupation anarchique des abords de la voie ferrée transforme chaque passage de train en un défi sécuritaire permanent.
« Dans cette zone à forte densité humaine, la proximité immédiate des riverains avec le rail rappelle l’urgence d’actions coordonnées », souligne un observateur proche du dossier.
Les échanges ont été directs. Entre infrastructures vieillissantes et nécessité d’une maintenance lourde, les défis sont colossaux. Pour la Banque mondiale, l’enjeu dépasse le simple cadre technique : il s’agit de concilier la continuité du service économique avec la protection sociale et environnementale.
Risques et maintenance : l’heure de vérité
La Setrag a profité de cette tribune pour présenter ses dispositifs de prévention et d’atténuation des risques. Des mesures saluées par Dennis Albert McLaughlin, qui a reconnu le « professionnalisme » des équipes face à des contraintes structurelles majeures.
Cette visite ne se limite pas à un simple audit de routine. Elle scelle la solidité de l’axe Setrag-Banque mondiale. Pour le transporteur ferroviaire, ce soutien international est le gage de la réussite de sa mutation. En plaçant la gouvernance et la responsabilité sociale au cœur de sa stratégie, la Setrag espère transformer le Transgabonais en un modèle de transport sécurisé, capable de soutenir durablement l’économie gabonaise.

