Le ministre de l’Agriculture s’est entretenu ce mardi 10 février 2026 avec de jeunes agripreneurs soutenus par le FIDA. Objectif : lever les verrous qui freinent l’insertion des jeunes dans le secteur rural.
Passer de la subsistance au business. C’est le message fort martelé par Pacôme Kossy, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural, lors d’une séance d’échanges directs avec la nouvelle garde agricole gabonaise. Organisée sous l’égide du Fonds international de développement agricole (FIDA), cette rencontre visait à confronter les politiques publiques aux réalités brutales du terrain.
Rompre avec les préjugés
Pour le membre du gouvernement, l’essor du secteur rural passe par un changement de logiciel mental. « L’agriculture ne doit plus être perçue comme un secteur de subsistance, mais comme un véritable business rentable et technologique », a-t-il affirmé.
Pendant plusieurs heures, les jeunes entrepreneurs sélectionnés par le FIDA ont exposé leurs difficultés quotidiennes : le parcours du combattant pour l’accès au foncier rural, l’étroitesse des circuits de financement et les lourdeurs logistiques qui pèsent sur la rentabilité des exploitations.
Ce dialogue n’est pas qu’une simple consultation. Il s’inscrit dans la stratégie globale de l’organisation internationale pour accompagner le Gabon vers sa souveraineté alimentaire. En créant ce pont direct entre les bailleurs de fonds et la tutelle, le FIDA entend renforcer l’insertion des jeunes et des femmes, piliers de la modernisation agropastorale.
Vers des mesures concrètes
L’audience devrait déboucher rapidement sur des mécanismes de facilitation. Parmi les priorités retenues. Fonciers : allègement des procédures d’obtention des titres agricoles. Accompagnement : mise en place de programmes de mentorat technique. Modernisation : facilitation de l’accès aux intrants et aux nouvelles technologies.
Cette étape marque un tournant dans la vision de restauration du secteur agricole national. Au Gabon, la terre ne se contente plus de nourrir, elle doit désormais enrichir une jeunesse appelée à devenir le fer de lance de la sécurité alimentaire du pays.

