Libreville accueille, du 9 au 13 février 2026, les travaux de la Commission tripartite de l’Enseignement supérieur. Lancée par le ministre de tutelle, Charles Edgard Mombo, cette initiative vise à prévenir les tensions sociales par un dialogue structuré entre l’État, les syndicats et les acteurs académiques.
Replacer la concertation au cœur de la gouvernance universitaire : tel est l’objectif affiché par Charles Edgard Mombo. Dans un secteur régulièrement secoué par des crises cycliques, cette instance se veut un cadre d’échanges sans tabou sur les maux qui fragilisent les universités gabonaises.
Dix thématiques pour sortir de l’impasse
Pour dépasser les simples déclarations d’intention, la Commission s’articule autour de dix sous-commissions thématiques. Durant cinq jours, experts et partenaires sociaux devront plancher sur des solutions concrètes à long terme. L’enjeu est de taille : améliorer la qualité des enseignements, optimiser la performance globale du système et, surtout, assainir la gouvernance administrative et financière.
Une réponse directe à la menace de grève
Cette rencontre n’est pas le fruit du hasard. Elle fait suite à l’audience accordée le 23 janvier dernier par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, aux organisations syndicales (SNEC-UOB, SNEC-USTM et collectif « Intelligence »). Alors qu’un préavis de grève planait sur la rentrée, le président de la République avait alors prôné l’apaisement et le dialogue direct.
À l’aube de la Ve République, cette méthode marque une volonté de rupture. Pour les autorités, l’anticipation doit désormais primer sur la réaction. Car dans le secteur sensible de l’Enseignement supérieur, la stabilité ne peut être décrétée : elle se négocie patiemment autour d’une table.
Reste désormais à traduire cette volonté en actions concrètes.