Le gouvernement gabonais accélère sa politique de désenclavement. Ce vendredi 6 février 2026, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a lancé officiellement les travaux d’aménagement de l’axe Alembé–Lopé–Mikouyi. Un chantier de 306 kilomètres destiné à faciliter la mobilité entre quatre provinces clés du pays.
Le bitumage de ce tronçon névralgique, reliant Alembé à Mikouyi via le Carrefour Leroy, représente un investissement massif entièrement financé par l’État gabonais. Prévus pour durer 48 mois, les travaux seront menés simultanément sur deux sections afin d’optimiser les délais. A terme, cette route structurante assurera une jonction fluide entre le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo, l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué.
Un défi technique et environnemental
Conscient de la richesse écologique de la zone, le projet intègre des exigences environnementales strictes. L’axe longeant le parc national de la Lopé, sanctuaire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, des mesures spécifiques seront appliquées pour préserver la biodiversité locale tout au long du chantier.

Sur le terrain, la rigueur est de mise. Le ministre des Travaux Publics, Edgard Moukoumbi, a d’ailleurs martelé l’exigence de l’exécutif : « Le respect des normes de qualité et des délais contractuels constitue une priorité absolue. Nous assurerons un suivi technique rigoureux pour garantir la durabilité de l’ouvrage ».
1 400 emplois et un impact social fort
Au-delà de l’asphalte, ce projet se veut un moteur de développement social pour les populations riveraines. Dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), plusieurs infrastructures de proximité verront le jour : construction d’un collège d’enseignement secondaire à la Lopé ; installation de forages d’eau potable ; déploiement de l’éclairage public solaire ; réhabilitation de logements pour les chefs de villages.
Avec la création annoncée de près de 1 400 emplois, ce chantier s’inscrit directement dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. En faisant de la mobilité un levier de croissance, le Gabon franchit une étape décisive vers un territoire mieux intégré et résolument tourné vers l’avenir.

