La lutte pour l’harmonie urbaine est un chantier continu dans la capitale gabonaise. Le mercredi 4 février 2026, l’hôtel de ville a mené une nouvelle opération de terrain le long de la voie express reliant les communes de Libreville et d’Owendo, un axe stratégique régulièrement confronté à des occupations illégales.
Sur le terrain, les autorités municipales n’ont pas fait de concessions pour démanteler les installations érigées en dehors de tout cadre légal. Ces dernières constituent des foyers potentiels d’accidents en entravant la visibilité sur un tronçon déjà accidentogène. Une situation que les services municipaux ont affirmé ne plus vouloir tolérer.
Au-delà de la question sécuritaire, l’enjeu de l’ordre urbain est aussi environnemental. En obstruant le lit naturel des cours d’eau, ces occupations perturbent l’écoulement des eaux pluviales, aggravant les risques d’inondations dans les quartiers riverains, un problème récurrent à Libreville à chaque saison des pluies.

Le deuxième adjoint au maire, qui menait l’initiative, avec à ses côtés la directrice générale du Cadastre, Anaïs Félicité Tsogho épouse Mayoukou et le directeur du Cadastre, Cédrick Alexandre Soungou Mboulou, a réaffirmé la volonté de l’exécutif municipal d’aller au bout du processus engagé.
A travers cette opération, la mairie de Libreville entend rappeler que la libération du domaine communal n’est ni ponctuelle ni symbolique, mais qu’elle s’inscrit dans une stratégie durable d’assainissement du cadre urbain. Une ligne ferme et assumée, pour tenter de concilier sécurité publique, protection de l’environnement et organisation de l’espace au sein d’une capitale en pleine mutation.