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    Gabon : la CNR dénonce une « transition ratée » et appelle à un front uni

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    Près d’un mois après la mise en place de toutes les institutions marquant la fin de la transition au Gabon, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a dressé, le 26 janvier, un bilan sans concession de la transition, fustigeant une dérive autoritaire et un naufrage économique.

    Alors que le pays tente de stabiliser son nouveau cadre politique après plus de deux ans de gestion militaire, l’heure est aux comptes pour l’opposition. Par la voix du professeur Moulengui Boukosso, la Coalition pour la nouvelle République a livré une analyse sans complaisance contre le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), affirmant que « l’espoir suscité par les promesses de restauration des institutions et de restitution de la dignité aux Gabonais s’est mué en amère désillusion ».

    Ce constat s’appuie sur une analyse chiffrée de la situation financière du pays, que la coalition juge alarmante au regard des derniers engagements internationaux.

    Une dérive économique et politique pointée du doigt

    Le tableau économique brossé par la coalition est particulièrement sombre. La CNR souligne que la dette publique a explosé de plus de 1 400 milliards de francs CFA en moins d’un an, portant le taux d’endettement à plus de 73 % du PIB. « La note souveraine du Gabon a été abaissée par les agences de notation internationales », a rappelé le professeur Moulengui Boukosso, s’appuyant sur les prévisions de la Banque mondiale qui projette une dette à 86,1 % du PIB en 2027.

    Pour cette organisation, le recours actuel aux institutions de Bretton Woods sonne comme l’aveu d’une « gestion catastrophique ». Sur le plan politique, la CNR dénonce une concentration excessive des pouvoirs pendant la transition. « Le président de la transition s’autoproclame président de la République », a déploré l’orateur, « alors que cette distinction républicaine est dévolue à un citoyen élu au suffrage universel ».

    Le regret d’un dialogue sans réelle ouverture

    La coalition regrette également l’exclusion des leaders charismatiques et expérimentés de l’opposition véritable lors des assises nationales, transformant le dialogue en un « monologue pompeusement qualifié de dialogue national inclusif ». Cette frustration s’étend au domaine social, où la CNR constate un fossé entre les promesses et la réalité quotidienne des Gabonais, marquée par des tensions persistantes dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

    Le professeur Moulengui Boukosso a fustigé « l’incompétence du gouvernement qui continue de se cacher derrière la responsabilité d’Ali Bongo Ondimba » pour justifier l’immobilisme actuel. Face à ce qu’elle qualifie de « recyclage du régime » déchu, la coalition appelle à un sursaut patriotique. « La vision et la lutte politique de la coalition pour la nouvelle république », a conclu le professeur, « sont et resteront toujours opposées aux fossoyeurs de la démocratie ».

    La CNR lance désormais un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation pour constituer un front uni, seule voie capable d’offrir une alternative crédible pour le redressement du pays.

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