Le quartier Bellevue 2, dans le 3e arrondissement de Libreville, s’est réveillé ce 27 janvier 2026 dans un silence lourd, presque irréel. Après une pluie pourtant jugée modérée par les habitants, les eaux ont rapidement envahi les rues, pénétré dans les habitations et bouleversé le quotidien de nombreuses familles.
Là où circulaient encore hier enfants et commerçants, il ne reste aujourd’hui que de l’eau boueuse, des débris et quelques objets emportés par le courant. Matelas détrempés, vêtements souillés, documents administratifs perdus : plusieurs ménages ont tout laissé derrière eux. Devant les maisons endommagées, des habitants contemplent les dégâts. L’impuissance et la tristesse se lisent sur les visages.
Face à cette situation alarmante, le chef de quartier, Coulibaly Antoine, a tenu à interpeller les pouvoirs publics. « Le quartier de Bellevue 2 en ce moment, vous voyez comment l’état des maisons se trouve vraiment plongé dans l’eau », déplore-t-il, avant d’ajouter qu’à « cause d’une toute petite pluie, l’eau est rentrée dans les maisons. Les gens sont à la belle étoile ».
Selon lui, ces inondations seraient liées à des travaux effectués non loin du B2, ayant obstrué un canal d’évacuation des eaux. « Ce qui cause ça, c’est le canal qu’il y a au niveau du B2. Il y a des travaux qui ont bouché ce canal-là », explique le chef, précisant qu’à « chaque fois qu’il y a des pluies, l’eau ne descend plus tranquillement ».
Il appelle ainsi le gouvernement, notamment le ministère des Travaux publics, à intervenir rapidement pour rétablir la circulation des eaux et prévenir de nouveaux sinistres. « Que le gouvernement dépêche quelques membres pour venir voir ce qui se passe derrière Bellevue 2, vers les Matitis, en face de l’hôpital chinois », plaide-t-il. Pour lui, l’urgence est claire : « Venez nous aider à ouvrir les canaux pour que l’eau puisse couler tranquillement ».
En attendant une éventuelle réaction de l’État, les sinistrés s’organisent comme ils peuvent, scrutant le ciel avec angoisse à l’idée qu’une nouvelle averse ne vienne aggraver une situation déjà précaire.