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    Nouvelle Gabon Mining : Entre méga-investissement à Mounana et naufrage social à Okondja

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    Alors que le géant minier amorce une expansion historique dans le Haut-Ogooué avec une usine de transformation ultra-moderne à Mounana, le site d’Okondja se meurt. Entre licenciements économiques et sentiment d’injustice, les employés dénoncent un sacrifice humain au profit d’une stratégie de rentabilité.

    Présente depuis une décennie dans la province du Haut-Ogooué, la société Nouvelle Gabon Mining (NGM) s’est imposée comme un acteur majeur du secteur extractif gabonais. Avec une exploitation historique répartie entre Franceville et Okondja, l’entreprise affichait jusqu’ici une capacité de production robuste de 2,4 millions de tonnes de manganèse par an.

    En phase avec la vision des autorités du pays et l’échéance de 2029 interdisant l’exportation de minerai brut, NGM a lancé en août 2025 les travaux d’une méga-unité de transformation à Mounana. Ce projet « greenfield » vise une production annuelle de 70 000 à 80 000 tonnes de ferroalliages, portant la capacité totale du groupe à 3,2 millions de tonnes. Un investissement massif qui place Mounana au cœur de la stratégie d’industrialisation locale.

    Le paradoxe d’Okondja : Un plan de licenciement jugé « injuste »

    Mais derrière cette vitrine technologique et financière, le climat social s’assombrit. À Okondja, le site est au bord de la fermeture. NGM y a enclenché un plan de licenciement économique d’une ampleur inédite, mettant sous pression les agents en CDI qu’elle a déjà placés en gestion administrative chez les sous-traitants Integrity Services et HSD.

    L’incompréhension est totale chez les travailleurs. Comment justifier la mise au chômage de centaines de pères de famille à Okondja alors que l’entreprise investit des milliards à quelques kilomètres de là ? La main-d’œuvre qualifiée, formée durant huit ans, ne comprend pas l’absence de transfert de compétences. « Si le site d’Okondja n’est plus rentable », s’insurgent les représentants des salariés, « pourquoi ne pas nous redéployer à Mounana ? ». Aujourd’hui, ce dossier brûlant est entre les mains des Inspecteurs spécialisés des Mines.

    Cri de détresse : L’État appelé au chevet des « sacrifiés »

    Le contraste est saisissant : NGM valorise Mounana pour les décennies à venir tout en précarisant Okondja après l’avoir exploitée pendant près d’une décennie. Pour les employés, ce plan de licenciement n’est rien d’autre qu’une manœuvre pour se débarrasser d’acquis sociaux au profit d’une nouvelle structure plus rentable.

    La détresse est désormais palpable dans les foyers d’Okondja, où l’on craint de voir la ville devenir une cité fantôme. Les regards se tournent désormais vers l’État Gabonais. Les employés appellent à une intervention urgente des autorités pour exiger de NGM un plan de reclassement interne systématique. Le Gabon peut-il accepter que l’industrialisation de Mounana se bâtisse sur les cendres sociales d’Okondja ? Entre l’éclat des futures fonderies et l’amertume des licenciés, l’équilibre social de la province est en jeu.

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