Dans une note publiée le 21 janvier, le gouvernement a annoncé sa décision de s’engager dans un programme économique de croissance avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI). Cette orientation intervient dans un contexte de fragilités budgétaires persistantes, de pression sur les finances publiques et de fortes attentes sociales. Pour les autorités, il s’agit de restaurer les équilibres macroéconomiques tout en préservant la stabilité de la sous-région CEMAC.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, assume ce choix et en précise les contours. « Le Gabon mettra en œuvre un programme économique de croissance, avec l’appui du FMI, dans l’intérêt macroéconomique de la sous-région CEMAC et pour répondre aux ambitions de développement économique et social du pays », souligne-t-il. Une ambition affichée, alors que le quotidien de nombreux ménages reste marqué par la vie chère, l’érosion du pouvoir d’achat et l’attente de réponses concrètes.
La note revient également sur la rencontre du 5 novembre 2025 entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et une délégation du FMI conduite par Abebe Aemro Selassie. Ces échanges portaient sur une vision claire : « le renforcement de la gouvernance, la promotion de la transparence dans la gestion des ressources publiques et l’amélioration des conditions de vie des populations ». Une coopération que les autorités veulent inscrire dans la durée.
Sur le plan opérationnel, les discussions techniques et institutionnelles se sont renforcées sous la conduite du ministère de l’Économie. Le ministre rappelle que le Gabon agit « conformément aux hautes orientations fixées par le président de la République », tout en restant aligné sur les exigences macroéconomiques de la CEMAC et en appelant à une harmonisation budgétaire soutenable à l’échelle communautaire.
Reste l’épreuve décisive de la mise en œuvre. « La République gabonaise demeure pleinement engagée pour la mise en œuvre effective dudit programme, dans un esprit de responsabilité, de transparence et de coopération », assure Thierry Minko. Pour les Gabonais, au-delà des engagements institutionnels, l’attente est simple : que cette relance annoncée se traduise enfin par des résultats tangibles dans leur vie quotidienne.
