Auditionné au Sénat, le ministre de l’Intérieur relance le chantier de la décentralisation, pierre angulaire des réformes voulues par le président de la République.
Le lundi 1er décembre 2025, la Commission des Lois du Sénat de la Transition a reçu le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, venu présenter et défendre le projet de révision de la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation. Les sénateurs, particulièrement impliqués dans ce dossier au cœur de leur mission, ont multiplié les interrogations, témoignant de l’intérêt soutenu de la chambre haute, véritable porte-voix des collectivités locales.
Avec une démarche méthodique, le ministre a détaillé devant les vénérables l’urgence d’ajuster certaines dispositions de la loi pour rendre la décentralisation pleinement opérationnelle. Il a rappelé que les compétences transférables de l’État central étaient déjà identifiées et que la réforme visait à consolider ce processus devenu irréversible. Cette révision trouve son origine dans les recommandations issues de la Commission nationale de la décentralisation, réunie en juin sous la présidence du Chef de l’État. À l’issue de l’audition, le texte sera examiné en profondeur par les sénateurs avant son adoption, sur la base de l’exposé des motifs présenté par le ministre.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fait de l’application effective de la décentralisation l’un des axes majeurs de son action. La loi en définit d’ailleurs le cadre : création, organisation, fonctionnement et autonomie des collectivités locales. Elle vise à en faire des structures de proximité dotées de compétences étendues dans les domaines administratif, économique, social et culturel. L’objectif est clair : rapprocher l’administration des citoyens, dynamiser le développement local et renforcer la réactivité des politiques publiques dans les secteurs clés que sont les infrastructures, la santé, l’éducation, les services et le cadre de vie.
Ainsi, cette réforme attendue apparaît comme un virage essentiel pour ancrer durablement la gouvernance locale au cœur de la transformation du pays.